Une histoire sans fin, encore et en corps...
Ca flotte
dans un cocon de douceur et d’ouate.
Ça baigne
en béatitude dans un environnement de velours, tiédeur en suspension.
Ça n’est
que sensations, bercements, perceptions alentour.
Tout à
coup, ça bringuebale de toute part, rebondissant de tout côté.
C’est
secoué en tornade.
Le big
bang envahit l’espace, dans l’intuition d’un ailleurs.
Des
parois environnantes compriment, relâchent, compriment, relâchent, laissant
tout sans dessus-dessous.
Il y a
une attraction, là, vers le bas, au creux d’un vortex inévitable.
Et puis,
c’est un tunnel long, étroit et enveloppant.
Ça
glisse, tièdement tempéré.
Soudain,
un énorme flux d’air gonfle à fond des ballons en arbres de vie.
C’est
alors que ça passe d’un dedans à un dehors ; ça nait à la vie dans une inspire.
Voilà, j’en
suis là.
Je suis
né(e).
Dans une
inspire.
Comme
tout le monde.
Je vis,
Tant bien
que mal.
Corps
mené et malmené.
Comme
tout le monde.
Quand je
vais bien, je respire sans réfléchir.
Quand je
vais mal, je convulse, palpite, frémis.
Mes
poumons se déballonnent.
Je
déboulonne en spasmophilie.
Je
continue, tachychardique.
Souffle
court, cœur battant,
Mais
vivant…
Avec
joies, avec peines
Avec
amour, avec haine,
A corps
perdu,
J’exulte,
exècre, insulte, savoure,
J’aime, donne,
reçois, je crie d’amour,
A cœur et
à cri,
Je vis,
Tant bien
que mal.
Quel
qu’elle soit, je l’aime, cette vie qui me comprime, me déprime puis me lâche et
relâche sans relâche.
Je la
respire à plein poumon, attendant sans impatience son issue finale et fatale.
C’est
alors que, cette fin, je la perçois comme si…
Comme si je flottais dans un cocon de douleur moite.
Comme si
je baignais de rectitude, en tiédeur redoutée, suspendu.
Je ne
suis alors que sensations, bercements, perceptions alentour.
Tout à
coup, je bringuebale de toute part, rebondissant de tout côté.
Je suis ébroué(e) en tornade.
Le big
bang m’envahit, j’ai la volonté d’un ailleurs.
Les
douleurs environnantes me compriment, me relâchent, encore et encore,
me laissant sans dessus-dessous.
Je
sens ma fin, ici-bas, aspiré(e) au creux d’un vortex vertigineux, flippant.
C'est long, comme un tunnel tout noir.
Ca
patine, désespérant.
Soudain,
un énorme flux d’air dégonfle mes poumons, c’est ballot et pas bon !
Ca
sonne le glas, je passe ainsi du dedans au dehors et meure à la
vie, dans une expire.
Quand
j’en serai là,
Oui, je
serai mort(e).
Dans une
expire.
Et puis…
Peut-être,
Encore,
Plus tard,
Bien plus
tard…
Peut-être,
Ca flottera
dans un cocon de douceur et d’ouate.
Ca
baignera en béatitude dans un environnement velouté, suspendu.
Ça ne
sera probablement que sensations, bercements, perceptions.
Alors, ça
cahotera de toute part, rebondissant de tout côté.
Ça sera transformé
en tornade.
Le big
bang envahira la perception d’un ailleurs.
Des
parois environnantes comprimeront, relâcheront, encore et encore, laissant tout
sans dessus-dessous.
Il y aura
comme une aspiration au fond d’un vortex incroyable.
Ce sera sûrement
long, étroit, enveloppant.
Peut-être
qu’un énorme flux d’air gonflera des ballons en arbres de vie.
Ca passera
du dedans au dehors ; ça renaîtra à la vie, dans une inspire.
Et ça, sans
fin….
Inspire,
...
expire,
...
inspire
…
Sandrine-aile
Novembre 2025


😚
RépondreSupprimer❤️ C'est beau chou.... ❤️
RépondreSupprimerC'est très touchant, j'ai envie de pleurer, une pensée d'amour à tous les proches
RépondreSupprimerAnne-Marie