Aime, en six passions...

 



A l’origine, il y a le spermatozoïde qui rencontre l’ovule. Et quand on y pense, c’est un vrai, beau, immense, et magnifique hasard, ce qui se passe ici ; l’ovule qui accepte de se laisser traverser par ce spermatozoïde-là, ou bien le spermatozoïde qui choisit cet ovule-ci. Oui, il restera beaucoup de mystères non élucidés, on ne saura jamais qui est arrivé en premier de l’œuf ou de la poule, on ne saura jamais qui a décidé de l'attraction de l’ovule ou du spermatozoïde. Ceci étant, pour ces derniers, il s’agit bien là d’une attirance, d’une fusion, d’une passion…

Et de une !


Et puis, une petite chose grossit au fond des entrailles de la mère élue, (à croire que nous sommes continuellement en période d’élection, et ici, le parallèle à faire avec le mot érection étant bien trop facile, je ne le ferai pas, je te laisse juste l’image😝…). La matrice-mère enveloppe, protège, fait de la place pour cette petite chose et ce qui en découle, c'est l’amour d’une mère (et d’un père) à son enfant, une histoire de découverte, de reconnaissance et de patience, souvent emprunte d’amour, de passion….

Et de deux !


La petite chose grandit, grossit, grandit, grossit, puis nait et qu’importe qu’elle soit aimée plus-plus ou plus ou moins, elle s’éveille dès son passage par le tunnel de la vie, puis elle s’ouvre à tout ce qui l’entoure. Elle est souffle parfois, elle s’essouffle souvent, mais ce qui la porte, ce qui la fait avancer, même si elle n’en a pas totalement conscience encore, c’est le fruit de la vie, le fruit de la passion….

Et de trois !


Un jour, la petite chose qui a bien grandit, se sent incomplète et l’environnement dans lequel elle vit lui fait bien comprendre qu’elle l’est, incomplète, tant qu’elle n’a pas trouvé son alter égo, tout comme à toute boite correspond un couvercle. Alors, elle cherche, sans chercher, tout en cherchant un peu, une relation qui la complète et elle se dit qu’il faut trouver pour ne pas être en marge (Simpson😜). Parfois aussi, elle se fourvoie. Mais c’est ainsi, elle veut y croire, elle finit par y croire, ça y est, elle l’a trouvé, l’amour de sa vie, celui qu’elle aime, son cœur bat la chamade et l’autre lui répond à l’unisson, chance, c’est la passion…

Et de quatre !


La vie continue, effrénée ou pas, inquiétante ou pas, rassurante ou pas, confortable ou pas… Arrive le temps où les aiguilles de l’horloge sonnent le glas de l’horloge biologique ; vite, vite, il faut y penser, il faut se renouveler, on est à l’exacte jonction de l’injonction, la concrétisation de la rencontre de ces deux êtres unis vers l’unisson, le couvercle qui s’emboite enfin parfaitement à la boite, semble-t-il. Alors, de cette boite jaillissent des poupées russes, des petits-nous qui nous ressemblent et nous rassemblent, qu’on aime tellement fort que s’en est incroyablement beau, bien, bio, logiquement passionnel…

Et de cinq !


Ces petites choses, ces poupées, ces petits-nous, tout comme les plantes du jardin, puisent l’énergie dans le terreau de la terre, fortifiant ainsi leurs racines. Le temps passe, il faut lâcher du lest pour que ces petites choses, ces poupées, ces petits-nous puissent s’envoler dans un nid d’ailleurs, jouant de leurs ailes. Parce que, éduquer, c’est donner des racines et des ailes… A ce propos, une question : si le nid de nos enfants et la passion sont dans la maison et que le nid de nos enfants se vide… qu’est qu’il reste ? Oui, c'est ça ! La passion…

Et de six !


Voilà ce que m’inspire ce « aime en six passions » ; on aime en six passions, puis, c'est l'émancipation….

 

Sandrinelle,

J'ai appris, il y a longtemps déjà, (à l'époque du Covid où je sortais avec un masque sur lequel j'affichais un mot transformé chaque jour), que quand je découpe un mot pour en donner un nouveau sens, je pratique « le langage des oiseaux ».Teeeeellement joli et bien à propos pour ce texte qui finit en nid d'oiseau !...



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