Dix mois, dis-moi…
Dis-moi
dix ingrédients de ta vie qui t’emportent et t’importent et je te les
transforme en dix vagues distillées, pour que ton quotidien ne divague pas… Ce
serait stylé, dis, hein ?...
Ok,
allez, je me jette à l’eau !
L’humour me porte en petites vaguelettes au quotidien. Ça n’est pas l’humour bravache qui a ma préférence, même si parfois, ça peut me faire sourire. Je parle là de l’humour qui rassemble, qui relie chacun et chacune en des vagues de sourire, l’humour fin, qui soulève le diaphragme et la commissure des lèvres. Egalement, l’humour bien servi, celui qu’on n’attend pas, celui qui fait briller les yeux et qu’on nomme le fou rire ; les yeux étant les fenêtres de l’âme (et les paupières leurs volets), on sait alors que l’âme est arrosée, nourrie.
Je prends le rire très au sérieux, parce que là où il y a de l’humour, il y a un esprit sain, serein, ouvert, détendu, même si c’est de l’humour noir ou de la dérision. J’ai rapidement saisi l’importance de rire de soi avant tout et aussi de rire de tout avant soi. Je sens que mon égo se dissout dans l’espace de l’humour. Il apporte de l’humilité à mon être. Rire délibérément libère mon corps ; il se met alors en place une harmonisation de mon système nerveux, comme peut le faire la danse, aussi.
Mes P.A.L. m’importent et m’emportent dans les mers infinies depuis toujours. Pour les non-initiés, P.A.L est l’anagramme de Pile A Lire. Oui, comme tout(e) passionné(e) de lecture qui se respecte, j’ai ça dans ma maison. Et comme tout(e) passionné(e) de lecture qui se respecte, je ne peux pas entrer dans une librairie sans faire l’achat d’un ou plusieurs petits bouquins que je pose sur une de mes P.A.L. en arrivant chez moi. Il y a la P.A.L. romans/fictions, il y a la P.A.L. spiritualité/philosophie/essai/développement-personnel. Et toujours, toujours, j’ai un des livres des deux P.A.L en cours. Si tu me croises et me demandes ce que je suis en train de lire, je ne manquerai pas de te le dire…
Ce que j’ai de bon en moi, je le dois en grande
partie aux livres. Mes P.A.L m’aident à ramer J dans les courants de
la vie. Je porte en moi toutes mes lectures. Je les picore, elles me
constituent, je les fais miennes en une vaste mixture à ma sauce ; et
puis, je les livre à ma façon dans mes écrits.
La lecture est une magnifique fenêtre ouverte sur
le monde, orientable, inépuisable à souhait ; je choisis ce que je lis, et
grâce à mes P.A.L., dans cette immensité océanique livresque, je surf sur leur flot
et ne m’ennuie jamais. La lecture est aussi, sans surprise puisque ça passe par
les yeux, une nourriture pour l’âme. Je prends soin le plus souvent possible de
nourrir mon âme de lectures bénéfiques. Et elle me le rend bien…
Le yoga et la méditation m’importent, me transportent, sans jamais me déporter. Le Yoga, m’est primordial depuis de nombreuses années. C’est dans les postures que je réajuste mes différends (avec moi-même et les autres), dans le souffle que je rééquilibre l’ensemble. Alors, c’est là que tout se pose pour aller sereinement et simplement vers la méditation.
La méditation, elle,
m’ancre face aux aléas de la vie, elle fortifie ma base dans la terre, élève
mon esprit vers le ciel, me fait vivre intensément l’instant présent, acceptant
mon passé et sa réalité, appréhendant mon futur et l’incertitude qui le
caractérise, tout en confiance. Yoga et méditation me centre en un petit point
précis, pleine d’humilité devant l’immensité des possibles, en immanence et transcendance
à la fois, reliant cœur et âme, toujours consciente de mon environnement. Chaque
jour, pour moi, ces pratiques sont comme une énorme vague de quiétude dans un
océan de reliance. Et aussi une énorme vague de reliance dans un océan de quiétude.
Le
silence qui en surgit alors régénère tout mon être, en
ondes bienfaisantes, apaisantes. Le silence me nourrit exacerbant plus encore
l’inutilité de tant de jacasseries inutiles. Et un écho se fait entendre ;
c’est bien le bruit du monde dans lequel je vis, auquel je ne peux pas
m’extraire au risque de me marginaliser. Ces bruits, ces jacasseries, il en
faut, je suis partie prenante. Et j’aime toute les notes de musique qui s’en échappent. Je fais le
tri des bruits de ce monde et j’ai la capacité, bien privilégiée, je le
reconnais, d'accueillir ce que je veux écouter. La musique adoucit mes mœurs
et mon cœur comme peut le faire la méditation et la lecture ; ce que je
mets dans mes oreilles varie selon mon humeur, mon rythme, mon activité. J’aime
l’électro pour son rythme de battement de cœur, les chansons à texte pour… les
mots, les découvertes de nouveaux artistes, les voix qui murmurent, celles qui
tiennent la note. En la matière, l’éclectisme est de mise et quand j’aime, je
partage mes découvertes à ma communauté.
Ma communauté me porte. Elle est vaste, formée de tous les êtres que je côtoie, du plus proche (ma famille), au plus lointain (le quidam que je croise). Elle forme autour de moi comme un cercle solaire, on se réchauffe mutuellement dans nos interactions, nos communications, nos moments tous ensemble. Ce cercle solaire inclue également mes ascendants, ceux que je n’ai pas connus, mais qui, par le seul fait d’avoir existé m’ont permis de naître. Nous formons tous une chaine, non pas celle qui emprisonne, mais bien celle qui relie, et si je me détache de la chaîne, alors je suis un électron libre qui ne donne pas cher de sa peau, pauvre petite maille perdue au milieu de l’espace, perdue dans le froid du cercle polaire, loin de la chaleur des interactions humaines. Les imperfections de mes descendants ont fait mes propres imperfections, et parce que nous sommes imparfaits, nous sommes incarnés dans le seul but de nous améliorer, en conscience. Ma communauté m’aide à ça, sur cette terre.
La terre qui me porte m’importe beaucoup. Moi qui n’ai pas connu l’amour d’une mère, GAIA est la mère par excellence. Elle nourrit, porte, protège, oriente, console, elle est multiple, variée, discrète et toujours présente, elle sait se faire comprendre quand on abuse d’elle, sa nature, son sol et sa beauté si souvent sabotée... Nos modes de vie citadins l’ont relayée en arrière-plan, faisant du consumérisme un but premier. Plus j’avance dans ma vie, plus j’inverse la tendance. Je remets les bienfaits de la terre, de la nature en avant-première et quel bonheur j’y puise ! La quête de la consommation induit une éternelle insatisfaction, quand la quête de la nature se suffit à elle-même, nourrissant, portant, protégeant, orientant, consolant tout mon être. Une simple ballade et l’affaire est dans l’sac !
L’idée constante de la mort m’importe avant qu’elle ne m’emporte. Elle est présente dans l’océan de la vie, dans ses fonds et sur sa ligne d’eau, ligne d’eau qu’elle fait bouger intensément en vortex vertigineux, quand elle est toute proche. Enfin, j’imagine… Et si je ne la considère pas, si je fais fi d’elle, dans le déni de sa réalité, comme une autruche la tête dans le sable, ma vie n’a pas la même saveur ; la peur et le déni de la mort m’entrave. Grâce à sa présence omniprésente, je savoure chaque instant, je remercie ce qui m’est donné sur l’instant, je sais que la grande faucheuse n’est pas le pendant de cette vie-là, elle est juste l’outil agricole qui racle forcément, à un moment ou à un autre, les petites pousses que nous sommes, laissant de nous comme une empreinte, nos racines dans la terre, pour nos enfants et l’avenir, pendant que notre âme elle, est projetée au ciel, rejoignant la constellation. Entretemps, on a juste à pousser sereinement vers le haut, dans l’attention et la conscience, pour ne pas être surpris un jour d’en être délogé. C’est notre lot, Lolo !
Un jour le vent emportera tout ça en rafale ; l’humour, mes P.A.L., mon tapis de yoga et la méditation qui s’ensuit, le silence se fera (peut-être) boucan d’enfer et la musique cacophonie, les gens qui m’entourent et moi avec, la terre et tout ce qu’elle porte, ses outils agricoles et la grande faucheuse, tout ça sera balayé.
J’aime le vent léger, quand il chasse les nuages, qu’il nettoie le ciel et la terre, qu’il envoie loin les miasmes et les déchets. Le vent chasse tout. Alors, même si parfois, ses bourrasques secouent et dégagent plus que miasmes et déchets, je veux croire que ce qui disparait par sa force n’a plus lieu d’être. Je fais comme lui, tant qu’il est encore temps ; quand j’en ai la force, j’agie, Angie, et quand je tombe, j’accepte de lâcher prise sur les choses, Rose !
En attendant, puisqu’on est encore en janvier, voici mes vœux à
ma communauté, pour chaque jour de 2026 :
Que la santé te porte
Que le moral t’importe
Que ton entourage te supporte
Que tes talents te rapportent
Que l’amour te transporte.
Le CŒUR, en guide.
Sandrine-ailes
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J’adore
RépondreSupprimertu es Pleine d'Amour mon Lapin
RépondreSupprimerJ'adore les commentaires de ma communauté. Mais le 1er " J'adore ", qui c'est don' ?? un grand merci quand même :-)
RépondreSupprimerMerci pour ce texte que tu nous partages , plein de bonheur, de rencontres, de lecture , de bon temps pour cette nouvelle année Dr Sof devenue gardoise
SupprimerTrés beau❤️🌸
RépondreSupprimerMajestueux, ce texte nous transporte sur les chemins de la vie et nous rappelle qui nous sommes.
RépondreSupprimerBeau partage, a bientôt Sandrine au lac du Salagou 😜😘