Question de choix
C’est vrai que la vie, parfois, n’est pas une partie de plaisir et c’est aussi vrai que ça peut être agaçant de constater chez certaines personnes un optimisme indéfectible alors que l’humanité va à sa perte, si l’on se restreint aux informations les plus usuellement colportées via les réseaux sociaux ou ces tubes cathodiques plantés au milieu de nos salons comme autant d’antennes transformant, vue d’en haut à s’y méprendre, l’ensemble de nos lieux de vie en cimetière des plages du débarquement.
J’ai éteint la télé ; elle tire
trop vers le bas…
C’est vrai que la vie, parfois, n’est
pas une partie de plaisir, et je fais partie de ces optimistes indéfectibles
ayant cependant une grande conscience de tout ce qui ne va pas dans le monde :
conflits, guerres et règlement de compte, atteinte aux droits de chacun,
pauvreté, insécurité, inégalités, injustice, chaos climatique, et j’en passe et
des pires. Mais j’ai choisi de tourner résolument mon regard vers ce qui va.
Parce qu’il y a beaucoup de choses qui roulent sur terre aussi, beaucoup de
sujets sur lesquels on a de quoi se réjouir quand on cesse de se laisser
polluer : accords, coopération, compréhension, reconnaissance, gratitude,
compassion, partage, confiance, amour, paix, harmonie, équilibre, cohérence, discernement
et bienveillance, et j’en passe et des meilleurs.
Je tourne mon regard vers ces valeurs
là ; ça m’aide résolument à avancer….
Encore faut-il avoir la conscience,
la volonté, le souhait, le désir, la possibilité, l’envie d’orienter son regard
vers le côté clair de la force, et de le faire d’abord dans son environnement
proche, et dans son for intérieur.
Je privilégie la lecture des livres
qui abordent tout ça ; ça me tire vers le haut…
Le bel adage connu : « Que
chacun balaie devant sa porte et les rues seront nettes » renvoie à
l’engagement de prendre d’abord soin de soi pour participer à l’amélioration de
l’ensemble du monde. C’est un peu à l’image, dans un avion, en cas de crashe
(ou simplement de dépressurisation importante liée à un trou d’air, si on veut
voir le bon côté des choses) des recommandations, lors des consignes de
sécurité, qui invitent à mettre d’abord son propre masque à oxygène pour être en
capacité d’aider les autres. Ou encore également, l’histoire du colibri qui
apporte de façon dérisoire à première vue, sa petite goutte d’eau afin
d’éteindre l’immense incendie qui fait rage.
Faire sa part, ça part de l’individu,
toujours… Ca part donc d’abord de moi, et on est loin du syndrome de l’égoïsme comme peuvent l’évoquer haut et fort ceux qui
veulent afficher une humanité toute ostentatoire....
Personnellement, je revendique et assume mon attitude positive face aux
pessimistes, chacun tirant sur les extrémités ; plus on m’opposera du
pessimisme, plus je serai optimiste ; ça m’évite de toucher le fond, ça m’aide
à avancer en franchissant les obstacles inévitables de la vie et ça me fait
prendre de la distance et de la hauteur pour mieux voir le paysage et ses
jolies imperfections.
Dans cet optique, je ne résiste pas à
partager ici un extrait de la conclusion du livre de
Frédéric LENOIR intitulé « La Guérison du Monde ». Comme son titre l’indique,
ce livre parle du monde dans son ensemble et de sa guérison en particulier. Une
conclusion, en plus de comporter un rappel du message clé, ouvre le sujet, et
Frédéric LENOIR ouvre le sujet avec quoi, je te le donne en mille ? Et
bien avec l’individu et son attitude face au monde :
« La réussite et l’harmonie d’une
vie ne dépendent pas des conditions extérieures, mais aussi et sans doute
davantage encore, des liens que nous tissons avec les autres ; de la capacité
que nous avons à regarder la beauté partout présente dans le monde et
expérimenter le sacré ; de la possibilité de nous réaliser dans ce pourquoi
nous sommes faits. (…) Pour que le monde guérisse, il nous faut passer de la
logique quantitative dominante à une logique qualitative encore marginale. La
mauvaise nouvelle, c’est que peu d’individus en sont déjà conscients et se
sentent prêts à effectuer cette conversion intérieure et changement d’attitude.
La bonne nouvelle, c’est que les aspirations de chaque être humain à la vérité,
à la justice, à la liberté, au respecte, à l’amour, à la beauté, à toutes ces
valeurs essentielles qui peuvent changer le monde, est universelle (…). Notre humanité a besoin de retrouver le
sens de la mesure, de la limite volontairement consentie. Elle a besoin de
retrouver un équilibre harmonieux (…) par une série de rééquilibrages vers plus
de qualitatif, d’être, d’intériorité, de féminin, de gratuité, de partage, de
justice, de respect, de liberté responsable, de fraternité (…) La guérison du
monde est un objectif qui ne sera jamais définitivement atteint, car les
égoïsmes, les peurs et les conflits d’intérêt existeront sans doute toujours.
Mais c’est un processus dans lequel il faut résolument s’engager pour inverser
la pente actuelle qui nous conduit au désastre. Un chemin long et exigeant,
mais réaliste. Il suffit de le savoir, de le vouloir et de se mettre en route,
chacun à notre niveau. (…) Un chemin de guérison est possible. »
A cette lecture, moi je dis… : l’humanité,
au même titre que l’individu, puisque nous ne sommes qu’Un, se trouve confrontée aujourd’hui à faire des choix pour se sauver, et non faire le choix de se
sauver ! Pour aller où, d’ailleurs ?... Sur Mars ??...
Et toi, ne trouves tu pas que tourner
son regard vers le côté obscur de la force, c’est rester coincé dans un cul de
sac à ruminer le négatif, c’est se tuer à « l’attache » et s’y s’emprisonner ?
Alors que tourner son regard vers le
côté clair de la force, c’est ouvrir le « chant » des possibles en
une belle vibration, c'est élever son être et sa conscience toujours plus haut, c'est prendre soin des cieux pour lustrer l’astre afin qu’il continue de nous
éclairer par le côté lumineux de sa force, bref, c'est atteindre un delta bien au-delà
de Mars… et ça repart !
Alors, Conscience Collective ! C’est
quand qu’on y va ?
Ben, quand l’individu aura choisi sa
direction… C’est une question de choix et j’ai choisi.
Alors, Conscience Collective !
Allons-y !...
Bisous (nours) !
Sandrinelle
👍 voilà tout est dit il faut choisir son camp et moi je suis dans ton camp 😘
RépondreSupprimerJe salue ton optimisme et je dirais, avec Gramsci, il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté.
RépondreSupprimerAbel